Les anciens Grecs utilisaient le signe ☧, une superposition de la lettre chi (Χ) et de la lettre rhô (Ρ), abréviation du mot χρήσιμον (chrêsimon), “chose utile”, pour marquer les passages dignes d’intérêt. Par la suite, ce “Chi-Rho” a été adopté par les chrétiens, le chi (Χ) et le rhô (Ρ) formant également les deux premières lettres du mot Christ. La légende veut que l’empereur romain Constantin Ier, avant la bataille du pont Milvius en 312, ait aperçu une croix dans le ciel, en même temps que cette injonction en grec: ἐν τούτῳ νίκα, “par cela, vaincs!”, traduit en latin in hoc signo vinces: “par ce signe tu vaincras”. Constantin aurait alors adopté un étendard, le labarum, qui portait le Chi-Rho: et il fut effectivement vainqueur.

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Dans son acceptation chrétienne, le Chrisme est aussi appelé “monogramme du Christ”, et est souvent accompagné des deux lettres alpha et oméga: on se souviendra du chapitre 22 de l’Apocalypse: ἐγὼ τὸ Ἄλφα καὶ τὸ Ὦ, ὁ πρῶτος καὶ ὁ ἔσχατος, ἡ ἀρχὴ καὶ τὸ τέλος (je suis l’alpha et l’oméga, le premier et le dernier, le début et la fin).

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Le Chi-Rho dans les incriptions

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