Le Chrisme Wednesday, Aug 22 2007 

Les anciens Grecs utilisaient le signe ☧, une superposition de la lettre chi (Χ) et de la lettre rhô (Ρ), abréviation du mot χρήσιμον (chrêsimon), “chose utile”, pour marquer les passages dignes d’intérêt. Par la suite, ce “Chi-Rho” a été adopté par les chrétiens, le chi (Χ) et le rhô (Ρ) formant également les deux premières lettres du mot Christ. La légende veut que l’empereur romain Constantin Ier, avant la bataille du pont Milvius en 312, ait aperçu une croix dans le ciel, en même temps que cette injonction en grec: ἐν τούτῳ νίκα, “par cela, vaincs!”, traduit en latin in hoc signo vinces: “par ce signe tu vaincras”. Constantin aurait alors adopté un étendard, le labarum, qui portait le Chi-Rho: et il fut effectivement vainqueur.

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Dans son acceptation chrétienne, le Chrisme est aussi appelé “monogramme du Christ”, et est souvent accompagné des deux lettres alpha et oméga: on se souviendra du chapitre 22 de l’Apocalypse: ἐγὼ τὸ Ἄλφα καὶ τὸ Ὦ, ὁ πρῶτος καὶ ὁ ἔσχατος, ἡ ἀρχὴ καὶ τὸ τέλος (je suis l’alpha et l’oméga, le premier et le dernier, le début et la fin).

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Le Chi-Rho dans les incriptions

La trinité indo-européenne Friday, Oct 27 2006 

Les anciennes religions indo-européennes, polythéistes, pouvaient compter des dizaines, voire des centaines de dieux. A un degré supérieur d’organisation, trois dieux étaient mis en avant par rapport aux autres, et symbolisaient trois aspects possibles de l’action divine et humaine sur le monde: la création, la conservation, le renouveau. Trimurti.jpg

La Trimurti hindoue en est l’exemple le plus clair et le plus connu: Brahmâ est le principe créateur, Vishnu le défenseur, et Shiva celui qui détruit pour reconstruire. Chez les Romains, on trouve la fameuse “triade capitoline”, adorée dans le temple de Jupiter Capitolin: Jupiter, Minerve, Junon; chez les Germains, ce sont Odin, Thor et Freyr.

Le système de TRINITE, en fait beaucoup plus évolué et significatif que le monothéisme primaire, permet d’envisager la “roue du monde”, le cycle de la vie, l’éternel retour. Le monde créé doit être conservé, mais la chute est inévitable: cependant il renaîtra, comme le phénix de ses cendres.

Saint Thomas: le mystère du doute Wednesday, Oct 18 2006 

Qui n’a jamais entendu parler de l’apôtre Thomas, lequel ne voulut pas croire à la résurrection du Christ s’il ne pouvait VOIR et TOUCHER les marques de la crucifixion? Saint Thomas (en grec Didyme: “le jumeau”) est pour nous l’incarnation du doute, de celui qui n’a pas confiance. Est-ce à dire qu’il manquait de foi? Non: seulement sa foi n’était ni AVEUGLE, ni INSENSIBLE.

Il nous reste de saint Thomas un évangile apocryphe, qui est un recueil de logia (”oracles”) ou paroles prononcées par le Christ: on retrouve là encore la personnalité franche et soucieuse d’exactitude de cet apôtre, qui ne voulut point commenter inutilement la vie et les pensées de son maître.

Selon les Actes de Thomas (un autre texte apocryphe), saint Thomas se serait fait l’évangélisateur des Indes, et aurait fondé l’église chrétienne de Kerala, qui serait alors l’une des plus anciennes églises au monde!

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Caravaggio, l’incredulità di san Tommaso

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