Vous êtes-vous jamais demandé d’où le saxophone tirait son nom?
Antoine-Joseph Sax, dit Adolphe Sax, était un virtuose de la clarinette, un facteur d’instruments des plus doués, et inventeur de génie belge et wallon, né à Dinant en 1814. Fils d’un père lui-même hors du commun, Charles Sax, qui lui apprit son métier de facteur d’instrument, il eut une enfance toute remplie de catastrophes en tous genres: à un an, il dégringole trois étages et se cogne la tête contre une pierre; il avale une épingle; il se jette sur un poêle; à trois ans il boit une coupe de vitriol; une explosion le projette au loin affreusement brûlé; il manque de périr empoisonné par du blanc de plomb, de l’oxyde cuivre, de l’arsenic; il reçoit un pavé sur la tête, il manque de se noyer… Sa mère déclare “qu’il est condamné au malheur et ne vivra pas”.
Mais il vivra, il vivra même énormément: 90 ans, d’une vie cependant rythmée par des procès, des faillites, la maladie.
Après s’être installé à Paris, centre culturel de l’Europe d’alors, Adolphe Sax dépose le brevet du saxophone en 1846; instrument dont l’un des premiers appréciateurs fut Berlioz, son grand ami. Ses succès et ses inventions suscitèrent une envie qui atteint des proportions incroyables: la création d’une Société des Ennemis d’Adolphe Sax, une tentative d’assassinat, mais surtout, avec la contrefaçon, une quantité de procès, que Sax gagnera toujours, mais qui seront aussi la cause de ses faillites successives.
Un jour, Sax se réveilla aphone: que fit-il alors? il fabriqua, pour obéir à la prescription de son médecin, une machine à inhaler du goudron, dont Pasteur commandera quelques exemplaires. Sax mourra de maladie en 1894, non sans avoir produit toutes sortes d’autres inventions: un accordeur, des appareils purificateurs d’air, un appareil pour exercer les poumons, un procédé de soudure, etc… sans oublier le sifflet des locomotives à vapeur.
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